Crossover créatif
C’est cette même idée de « crossover », phénomène d’échanges transversaux entre la mode et l’art, qui a inspiré l’artiste japonaise, Kimiko Yoshida. Sa nouvelle série d’œuvres photographiques s’appelle « Peintures Paco Rabanne. Autoportraits » et vient d’être présentée à la Maison Européenne de la Photographie (MEP).
La dizaine de tableaux présentés (sur les 82, que contient la série) conjuguent l’interprétation d’un visionnaire de la mode des années 60 et d’une artiste, qui tire son inspiration de Botticelli, Véronèse ou Klimt.
Travailler sur les archives des défilés
Pour Kimiko Yoshida, « La transposition symbolique de chefs-d’oeuvre de l’histoire de l’art en de grandes toiles s’appuie sur le détournement du patrimoine Paco Rabanne qui a permis la réalisation de ce projet en me donnant libre accès aux archives rassemblant robe et accessoire des défilés haute couture des années 1965 -2000 ». Au même titre qu’un directeur artistique, Kimiko Yoshida a pu travailler sur l’ADN de la marque Paco Rabanne, avec comme objectif de réaliser une collection de tableaux. Les créations sont exposées dans un musée. Les visiteurs défilent devant les œuvres.
Perpétuer la rupture avec l‘esthétique vestimentaire
Toute la démarche de Paco Rabanne a consisté à se rapprocher des arts plastiques. Il a toujours cherché à utiliser des matières insolites, jugées inadaptées pour le vêtement. Les petites plaques de métal assemblées par des anneaux en sont une des représentations les plus familières.
En 1965, il crée des robes et des boléros avec des pastilles en rhodoïd de couleurs éclatantes, que l’on retrouve représentées sur la toile « Peinture (Le printemps de Botticelli). Autoportrait , 2010».
Il prouve son utilisation anticonformiste des matières en 1992 avec le modèle « Bouteille d’eau », transposé dans l’œuvre « Peinture (Ophélie de Delacroix). Autoportrait ».
Quant au tableau « Peinture (Le couronnement de la vierge). Autoportrait », il pourrait bien être inspiré par les accessoires des coiffures de courtisanes japonaises du XIXe siècle.
Un échange transversal culturel, qui fait dire à Kimiko Yoshida : « La référence à des tableaux anciens introduit dans mes propres peintures une fonction d’altérité, de dissemblance, par quoi l’oeuvre d’art somme toute se définit. »








You completed some nice points there. I did a search on the theme and found the majority of folks will agree with your blog.