Les soldes jouent les prolongations

Vitrine Etam au lendemain de la date officielle de la fin des soldes nationaux - Photo Hélène Denamps

Vitrine Etam au lendemain de la date officielle de la fin des soldes nationaux - Photo Hélène Denamps

Même si  la magie des soldes semble s’estomper, certaines enseignes comme Etam ou Antonelle prolongent l’opération jusqu’au 4 août  prochain. Cumulant à six semaines, au lieu de cinq semaines, la période des soldes « fixes » de l’été 2009.

Dans le contexte d’une saison morose, Le 29 juillet, le lendemain de la date officielle de la fin des soldes d’été, La ministre de l’économie, Christine Lagarde, fêtait le premier anniversaire de la loi de modernisation de l’économie (LME).

Impact de la LME

Les principales mesures, visant à favoriser les soldes et les promotions, ont tout d’abord réduit d’une semaine chaque période des soldes nationaux, les portant à cinq semaines pour l’hiver et l’été. En guise de compensation, les commerçants peuvent réaliser deux semaines supplémentaires de soldes « flottants » par an ainsi que des périodes de déstockage toute l’année. Or, si les premiers effets de l’impact de la loi sur le pouvoir d’achat sont difficilement mesurables, les quelques succès crédités par le gouvernement à la LME concernent justement les soldes, dont les périodes se sont multipliées. Au point même de créer la confusion dans le secteur de l’habillement.

Selon la ministre, 23.813 opérations de soldes libres ont été organisées au premier semestre et « 50% des grandes enseignes » y ont eu recours, contre seulement « 20% des commerces de détail », avec une forte concentration dans les régions Ile-de-France et Rhônes-Alpes.

Jusqu’à épuisement des stocks

Les premiers résultats des soldes nationaux font état d’une baisse de chiffre d’affaires se situant dans une fourchette de -2% à -4% par rapport  l’été 2008. La faute à ces fameux soldes flottants et au changement de comportement du consommateur, qui se concentre désormais sur l’achat utile.

Comme l’indiquait Frédéric Willems, responsable des affaires économiques à la fédération nationale de l’habillement dans une interview du magazine l’Expansion : « si les clients ne recherchent plus que les saisons antérieures aux coûts cassés, il va y avoir un déséquilibre des prix et les nouveaux stocks, à prix plus élevés, vont être de plus en plus difficiles à écouler ».

Heureusement, 50% des commerçants parisiens s’étaient déclarés « très » ou « plutôt » satisfaits de leur activité durant les soldes, selon l’enquête réalisée par le CROCIS de la Chambre de commerce et de l’industrie de Paris (CCIP).

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