Le Printemps célèbre Noël au château

Vitrine Alexander McQueen, St Louis, Puiforcat-Photo Hélène Denamps

Le Printemps Haussmann met en scène sept vitrines (hors saynètes Lanvin par Alber Elbaz) célébrant la créativité de griffes de mode internationales (Balmain, Lanvin, Manish Arora, Alexander McQueen, Cavalli, Ricci, Valentino….) et le savoir-faire de grandes Maisons d’Artisanat d’Art (Baccarat, Christofle, Bernardaud, Hermès, St Louis, Puiforcat, Lalique, Daum…).

L’idée de croiser ces univers d’excellence, sur fond de reproductions de toiles classiques fournies par la RMN, redonne à Paris, capitale du luxe et de l‘art de vivre, toute sa légitimité de tradition artistique du siècle d’or mêlé au faste du second Empire.

Un témoignage renouvelé de la Vieille Europe sur le très convoité échiquier mondial. La richesse et la magnificence de ce théâtre de rêve semblaient, en période de crise, avoir définitivement disparu de notre héritage culturel.

Les vitrines comme véritable média

Vitrine Alexander McQueen, St Louis, Puiforcat-Photo Hélène Denamps

Vitrine Roberto Cavalli, Daum, St Louis-Photo Hélène Denamps

Vitrine Manish Arora, Baccarat-Photo Hélène Denamps

Vitrine Balmain, Baccarat, Christofle, Bernardeau-Photo Hélène Denamps

Vitrine Lanvin, Hermès, Natalia Brilli-Photo Hélène Denamps

Vitrine Ricci, Lalique, Haviland-Photo Hélène Denamps

Vitrine Valentino, Paul Smith, Aurélie Mathigot-Photo Hélène Denamps

Chiens habillés par Aurélie Mathigot-Photo Hélène Denamps

L’art et la manière d’une vitrine royale

Cette démonstration d’opulence fait penser à un épisode historique, datant de l’époque de Louis XIV et de Colbert. Les guerres incessantes avaient asséché les caisses de l’état et il fut décrété de fondre l’argenterie de la noblesse française pour fabriquer le célèbre mobilier d’argent du château de Versailles. Placées dans la galerie des glaces, sous le feu des chandelles, les pièces rutilantes impressionnèrent fortement les délégations étrangères, qui consentirent des prêts ou engagèrent des échanges commerciaux, qui renflouèrent l’économie française. Peut-être le colbertisme de la fin du XVIIe inspire-t-il encore à la France une volonté de conquête et d’expression patriotique. Dans ce lieu incontournable des parcours touristiques, le passage du savoir-faire au faire-savoir est ainsi réalisé à grand renfort d’objets statutaires et ostentatoires.

Les pays émergents comme nouvel eldorado

Dans un article paru cette semaine dans le quotidien Les Echos (propriété du groupe de Bernard Arnaud), « Les économies émergentes, nouvel horizon des Français », il est précisé qu’à fin 2009, les groupes de l’Hexagone (luxe compris) avaient déjà investi plus de 1.100 milliards d’euros dans le monde entier, soit quatre fois plus qu’en 1999. Cette première édition  de l’Observatoire des directions internationales, réalisé par BearingPoint Consulting en partenariat avec Sciences Po et Les Echos, fait apparaître, que sur un total de 1.700 personnes interrogées, 60% estiment que l’international fait partie de l’ADN de leur entreprise. Pourtant  72% d’entre elles constatent, que « le besoin de sortir des frontières s’est accru avec la crise ». Les stocks d’investissement sont particulièrement marqués en Europe (791.207 M€), aux Etats-Unis (174.504 M€) et en Asie (56.928M€).

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