Mignonne allons voir « Au nom de la rose »

Au nom de la rose - Photo Hélène Denamps

Le langage des fleurs recèle bien des mystères et la rose en est un merveilleux exemple. Selon l’encyclopédie des symboles, la rose « de façon quasi universelle, symbolise la joie de vivre, celle qui éclate à la fin de l’hiver et qui chante la victoire (ne fut-elle que provisoire) de la vie sur la mort. » Une belle manière de débuter l’année en mettant le focus sur l’enseigne « Au Nom de la Rose », le fleuriste atypique, dont le concept est celui de la monofleur.

Ces derniers jours, je passe régulièrement, rue du Cherche-Midi, où est installée l’une des boutiques ateliers de cette enseigne de passionnés de la rose en bouton. La fleur est souvent présentée en bouquets ronds, entourés de pétales, qui jonchent le sol ou les tables de présentation.

Les pétales d'Au nom de la rose - Photo Hélène Denamps

Créée en 1991, avec le soutien de la chanteuse Dany, « Au nom de la Rose » s’est développée autour du triptyque : esthétique, qualité, prix. Il serait possible d’y rajouter l’éthique, liée aux exigences sociales et environnementales imposées au fournisseurs, qui témoignent d’une longue liste de certifications et de labels tels que « Florecuador, KFC, VOPP, leaf, GobalGap, Forimark, MPS Trade ou ISO 9001.

 Une offre variée

De 60 à 100 variétés de roses en provenance de l’Equateur, du Kenya, de la Hollande ou de la France, pour les roses anciennes, sont proposées en boutique avec la garantie d’une durée de vie de cinq jours. La chaîne vend 20 millions de roses par an (une moyenne de 60 000 roses par jour), pour un chiffre d’affaires de 20M€ en 2010 (source Les Echos Entrepreneurs). Les produits dérivés, constitués principalement de cadeaux à offrir, comme des bougies parfumées, des parfums de maison, ou autres gourmandises à la rose représentent 11% du chiffre d’affaires.

Concept monofleur d'Au nom de la rose - Photo Hélène Denamps

 Un réseau international

Le réseau de cette enseigne raffinée et contemporaine compte aujourd’hui 84 boutiques réparties à travers le monde, dont 58 en France et 26 à l’international, tout en poursuivant une double stratégie de succursaliste et de franchiseur. « Nos axes de progression sont une politique de roses exclusives, un développement du réseau de boutiques et le développement de nouveautés produits » précise Farid Djouad-Guibert, directeur général d’ « Au nom de la Rose ». En 2011, Au Nom de la Rose envisage l’ouverture de 12 boutiques, dont 7 en France et 5 à l’étranger. Trois nouvelles implantations sont prévues à Moscou, ce qui portera à 14, le nombre de points de vente en Russie. Le site de vente en ligne, ouvert en 2000, fête cette année ses dix ans et réalise aujourd’hui entre 10 et 15% des ventes de l‘enseigne. Enfin, l’offre pourrait être renforcée par des roses de jardin, qui pourraient enchanter les amateurs de roses dans le monde entier.

 Fleurs et symbolique

Pour revenir au langage des fleurs, l’Encyclopédie des symboles (collection livre de poche) précise, que c’est « l’Antiquité, qui fait remonter l’origine de la rose à la mort d’Adonis, l’amant d’Aphrodite, dont le sang avait fait naître les premières roses rouges. La rose devint alors le symbole de l’amour.

Au XIIIème siècle, la poésie courtoise considérait la rose comme le symbole de l’amour terrestre, sublimé dans la première partie du « Roman de la Rose », écrite par Guillaume de Loris.

 Au XVIème siècle, Pierre de Ronsard invitait Cassandre à une ode célébrant jeunesse éphémère : « Mignonne, allons voir si la rose, Qui ce matin avoit desclose…. »

Bouquets ronds d'Au nom de la rose - Photo Hélène Denamps

Enfin, c’est au cours de la prospérité économique des années 1870, que la symbolique ludique du monde floral connut un essor considérable. La rose banche symbolisait l’amour éternellement pur, a rose rouge, le gage de l‘amour et de la fidélité, le bouton de rose avec épines, tous les espoirs et les doutes de l’amour naissant. Quant aux pétales de rose bancs, ils signifiaient un refus définitif. Les pétales de rose rouges, le « oui », qui scellait les destinées pour le pire et surtout pour le meilleur.

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