Exposition Dior au Bon Marché

L'étoile porte-bonheur de Christian Dior-Photo Hélène Denamps

Jusqu’au 26 mars, le grand magasin de la rive gauche

, présente un écrin intime et luxueux, réunissant la quintessence de l’univers Dior.

Ambiance magique et feutrée en parfaite opposition avec la tempête médiatique, qui entoure le départ de John Galliano de la célèbre maison de l’inventeur du New Look. Dans le titre de l’exposition figurent deux dates : 1947 – 1997.

Le tailleur "Bar" de Christian Dior- Photo Hélène Denamps

La première, 1947,  est celle de la création du mythique tailleur Bar, qui fit s’exclamer la journaliste Carmen Show : « it’s a new look » et la seconde, 1997, la date de la nomination du créateur britannique à la direction artistique de la maison Dior.

La presse en a fait l’écho aujourd’hui. La maison de couture Christian Dior se sépare de John Galliano, en raison des propos racistes et antisémites, tenus par le directeur artistique du fleuron de LVMH. La video, en partie censurée, diffusée par le tabloïd britannique, The Sun, le montre en état d’ébriété déclarer adorer Hitler ainsi que d’autres réparties, très éloignées du scénario de la saga du lady Dior.

Le génie de la provocation

Le toréador, pirate, astronaute, boxeur ou éternel dandy selon l’inspiration tire sa révérence juste avant la fashion week, qui vient de débuter à Paris. « Dans Dior, il y a or » avait coutume de dire Christian Dior. Une alchimie, qui ne fonctionne plus aujourd’hui pour son digne successeur, qui ne transformera plus le plomb en or. Pourtant, lorsque John Galliano présente sa première collection en 1997, le show est accueilli avec enthousiasme, car il s’inspire de l’âge d’or de Dior pour en recréer la magie, qui sera bientôt suivie de provocation.

La collection « Clochardes », du défilé haute couture  printemps/été 2000, avait défrayé la chronique, pour son goût douteux. Les mannequins avaient les pieds emballés dans du papier journal, traînant sur le podium d’énormes sac en nylon rayés directement sortis des rayons de chez Tati. L’imprimé « journal » au style typographique est d’ailleurs resté l’un de ses motifs distinctifs souvent réutilisés dans ses collections.

On se souviendra également des campagnes publicitaires, photographiée par Nick Knight,  où les mannequins enduits d’huile de vidange, sexy and dirty, étaient alanguies dans des poses équivoques. Il s’agissait de la grande période du porno chic, lancée par Tom Ford pour Gucci.

Sa marque de fabrique ?

Coupe complexe et utilisation habile des matériaux. Mélanges inattendus, comme ce tailleur exposé, brodé de sequins et porté avec un collier à anneaux métalliques inspiré de tribus africaines. Réinterprétation des styles historiques. Mise en valeur du corps féminin par une recherche autour du drapé et du biais inspirés des couturiers de l’entre-deux guerre, parmi lesquels Madeleine Vionnet, à qui il vouait une véritable admiration.

L’héritage culturel de Dior

Avant que la page ne soit tournée, le new Look et son mythique tailleur Bar, crée en 1947, jusqu’aux interprétations géniales de John Galliano sont présentés au Bon Marché dans un parcours onirique au cœur de la création Dior. On entre comme dans une boîte de Pandore, qui réserve de multiples surprises. A commencer par les objets mythiques, présentés en taille XXL.

Chaise médaillon Dior XXL

Les visiteurs retrouvent leur âme d’enfants face à l’immense chaise médaillon, impossible à escalader ou l’énorme livre d’histoires parcourant 64 années d’archives de l’illustre maison. Chaque page est  estampillée d’un commentaire de Christian Dior : « Ce sont les règles et les contraintes qui permettent la création » ou daté de 1986 : « la mode n’est faite que de contrastes ».

Le livre virtuel Christian Dior - Photo Hélène Denamps

En vis-à-vis les portraits des créateurs réalisés par des peintres chinois. Zhang Huan pour Christian Dior et Zhang Dali pour celui de John Galliano. Une façon de confirmer la rencontre de Dior et de l’art contemporain.

John Galliano par Zhang Dali - Photo Hélène Denamps

En 2008 Zhang Dali avait eté  sélectionné pour l’exposition « Dior et les artistes chinois » à la fondation Ullens à Pékin par Bernard Arnault, comme représentatif d’un des 20 artistes les plus créatifs de Chine.

Assurer la succession

D’après la presse (Les Echos, propriété de Bernard Arnaud) de nombreux noms circulent, dont celui de Riccardo Tisci, actuel directeur artistique de Givenchy. L’activité de Christian Dior Couture totalise un chiffre d’affaires de 826 millions d’euros et son bénéfice opérationnel 35 millions.

J'adore Dior! Photo Hélène Denamps

La division parfum et cosmétiques pèse à elle seule plus de 3,0 milliards d’euros de chiffre d’affaires, dont la marque Dior, représente environ 50% de ses ventes. Les spéculations vont bon train.

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